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Le parcours de la CAPS #05 Les spectacles, les ateliers, les dates… |
| I. Comprendre la thématique : Ici ou ailleurs | |
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Le premier parcours de la CAPS nous avait montré le lien entre la culture d’hier et celle d’aujourd’hui ; le deuxième parcours nous a invités à découvrir de nouveaux mondes à travers le regard singulier des artistes. Aujourd’hui, le troisième parcours «Ici ou ailleurs» nous propose de faire le lien entre différentes cultures. Quand on parle d’ici ou d’ailleurs, on parle bien sûr de distance géographique. La distance qu’il y a, par exemple, entre la France et le Mali, on l’évaluera au concert d’Amadou et Mariam. Mais on peut parler aussi de distance entre deux dimensions : celle du réel et celle du fantastique, que nous fera franchir la compagnie de danse Système Castafiore avec son spectacle Stand alone zone. Et que se passe-t-il quand deux cultures se rencontrent ? Cela donne des œuvres d’ici et d’ailleurs, comme celles du peintre et graveur Moo Chew Wong, qui dessine le monde d’ici avec son regard d’ailleurs. Dans notre monde de plus en plus ouvert, de plus en plus mondialisé, les cultures ont vocation à se rencontrer, à dialoguer, à se mixer. Profitons-en, donc, pour nous rencontrer et échanger sur nos cultures et celles des autres. |
| II. Hocus Pocus : Fusions musicales | |
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Hocus Pocus est un groupe français, mais il voyage à travers plusieurs styles de musiques : le hip-hop, le jazz, la soul et le funk. Ces musiques viennent de terres, d’histoires et de cultures différentes. La musique est facile à partager, parce qu’elle est un langage à la fois universel et variable à l’infini. En effet, si les notes de musiques sont les mêmes dans tous les pays, il n’est pas nécessaire de les connaître pour les entendre et les apprécier. Chaque culture a des instruments, des rythmes, des voix différents pour nous apporter ses sons, ses ambiances, ses couleurs. Nous connaissons et aimons certaines musiques et pas d’autres… Avec Hocus Pocus nous allons en découvrir ou en redécouvrir, arrangées, mixées, réinterprétées. De guitare, en batterie, de slam français en rap anglo-saxon, leurs musiques vont nous faire voyager à travers l’espace et le temps, nous emmener ici et ailleurs. En partageant des cultures différentes, il n’a jamais été plus facile d’être à la fois ici et ailleurs. |
| III. L’Espace de l’Art Concret | |
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L’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux est un musée d’art contemporain dédié à l’art abstrait. L’art abstrait, par opposition à l’art figuratif, ne représente rien d’immédiatement identifiable : pas de portraits, pas de paysages, pas d’histoires. Ce sont les formes, les matières et les couleurs que l’on voit en premier. Mais qu’est-ce que nous pouvons reconnaître, ressentir et penser devant ces images qui paraissent sans queue ni tête ? Il est difficile de voir autre chose qu’un rectangle bleu devant une toile recouverte de peinture bleue, difficile de voir du sens au-delà de la matière même de l’œuvre. Mais cela s’apprend. D’une œuvre à l’autre, d’un artiste à un autre, d’une époque à une autre, d’ici ou d’ailleurs, il suffit de se poser quelques questions : qui a fait ça ?, quand ?, comment ?, et pourquoi ? Quels que soient les objectifs des artistes, chaque spectateur, avec son histoire, ses repères et sa culture singulière, peut donner du sens à ces œuvres, et chercher ailleurs (dans ce qu’il connaît, ce qu’il a déjà vu, lu, entendu, ressenti) ce qui est représenté ici. |
| IV. Pockemon Crew : Hip-Hop poétique | |
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Aujourd’hui les arts se mélangent : le théâtre, la musique, la danse, les arts plastiques s’influencent et se mettent en valeur mutuellement pour donner des spectacles plus riches et plus ouverts. Les spectacles de la Compagnie Pockemon Crew s’inspirent ainsi de textes littéraires, de musiques et de chorégraphies anciennes pour proposer une danse hip-hop à la fois d’ici et d’ailleurs, un pied dans la culture classique, un autre dans la culture urbaine contemporaine. Certains ont l’habitude d’aller à l’opéra, un lieu de culture trop souvent considéré comme réservé aux initiés et aux élites. D’autres transforment la rue ou le couloir du métro en salle de spectacle. Avec son spectacle La faute idéale, Pockemon Crew nous fait franchir dans un sens et dans l’autre, la frontière qui sépare l’opéra de la rue. L’opéra et la rue se rencontrent : le hip-hop monte sur scène et le ballet s’encanaille avec les danseurs de la rue. Pockemon Crew invite ses différents spectateurs à aller là où ils n’ont pas l’habitude d’aller, ici pour les uns, ailleurs pour les autres. |
| V. Poursuivre la thématique : Rêver et partir… | |
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Avec nos cultures, nos langues et nos sensibilités différentes, nous nous sommes retrouvés dans la même salle, dans le même musée pour voir les mêmes spectacles, regarder les mêmes œuvres. Mais avons-nous vu, entendu et compris la même chose ? C’est le mystère de l’art : ce qui se passe ici nous emmène ailleurs, les œuvres viennent d’ailleurs mais nous parlent d’ici. Chacun peut voir, entendre et comprendre différemment. Il y a autant d’interprétations que de spectateurs. Avons-nous franchi au même moment la frontière entre rêve et réalité dans « Stand alone zone » ? Notre Mali est-il le même que celui de Amadou et Mariam ? Avons-nous ressenti les mêmes émotions face aux gravures de Moo Chew Wong ? Dans tous les cas, nous avons partagé l’expérience de ce parcours qui nous a fait rêver et nous a donné envie de partir vers de nouveaux horizons artistiques. |







