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Le parcours complet de la CAPS #04
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| I. Comprendre la thématique : Ici ou ailleurs | |
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Le premier parcours de la CAPS nous avait montré le lien entre la culture d’hier et celle d’aujourd’hui ; le deuxième parcours nous a invités à découvrir de nouveaux mondes à travers le regard singulier des artistes. Aujourd’hui, le troisième parcours «Ici ou ailleurs» nous propose de faire le lien entre différentes cultures. Quand on parle d’ici ou d’ailleurs, on parle bien sûr de distance géographique. La distance qu’il y a, par exemple, entre la France et le Mali, on l’évaluera au concert d’Amadou et Mariam. Mais on peut parler aussi de distance entre deux dimensions : celle du réel et celle du fantastique, que nous fera franchir la compagnie de danse Système Castafiore avec son spectacle Stand alone zone. Et que se passe-t-il quand deux cultures se rencontrent ? Cela donne des œuvres d’ici et d’ailleurs, comme celles du peintre et graveur Moo Chew Wong, qui dessine le monde d’ici avec son regard d’ailleurs. Dans notre monde de plus en plus ouvert, de plus en plus mondialisé, les cultures ont vocation à se rencontrer, à dialoguer, à se mixer. Profitons-en, donc, pour nous rencontrer et échanger sur nos cultures et celles des autres. |
| II. Système Castafiore : Danses fantastiques | |
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Aujourd’hui les arts se mélangent : le théâtre, la musique, la danse, les arts plastiques s’influencent et se mettent en valeur mutuellement pour donner des spectacles plus riches et plus ouverts. Les artistes peuvent être à la fois danseurs et musiciens, peintres et comédiens. Chacun développe son imaginaire avec tous les langages et tous les outils possibles. Les spectacles de la Compagnie Système Castafiore mêlent ainsi la danse, la musique, la poésie, les arts plastiques et la vidéo pour nous plonger dans des univers nouveaux. Car l’ici et maintenant du spectacle vivant, évoque un ailleurs des plus étranges, l’ailleurs fantastique et fantasmatique du rêve. Costumes bizarres, musiques étranges, lieux magiques, projections virtuelles, danse et théâtre mélangés. Avec Stand Alone Zone, nous allons franchir la frontière qui sépare le réel de l’imaginaire. Le réel est l’ici, l’imaginaire est l’ailleurs, à moins que ce ne soit l’inverse… |
| III. Amadou et Mariam : Afrique-Europe en musique | |
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Nous entendons depuis quelques années leurs chansons sur les ondes radiophoniques. Les chansons d’Amadou et Mariam sont entraînantes et dansantes, nous les reprenons avec eux et elles restent dans nos têtes longtemps après les avoir entendues. La musique est facile à partager, parce qu’elle est un langage universel et variable à l’infini. Les notes de musique sont les mêmes dans tous les pays, ainsi, tout le monde peut les entendre et les apprécier. Chaque culture a des instruments, des rythmes, des voix différents pour nous apporter ses sons, ses ambiances, ses couleurs, ses messages. Les chansons d’Amadou et Mariam amènent l’Afrique dans notre cuisine ou notre salle de bain. Grâce aux moyens modernes de communication, il n’a jamais été plus facile d’être à la fois ici et ailleurs. En écoutant des musiques d’ailleurs, en goûtant des plats d’autres cultures, en rencontrant des personnes d’autres pays, nous partageons nos cultures. Partage qui nous permet de découvrir d’autres façons de vivre et qui nous donne envie, peut-être, de partir vers d’autres paysages, de vivre d’autres aventures, riches d’échanges et de métissages… |
| IV. Moo Chew Wong : Un graveur à Paris | |
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La technique artistique de la gravure consiste à creuser dans un matériau (papier, bois, verre, pierre, métal), une image ou un message. L’inscription est définitive, ineffaçable, ce que l’on grave reste. De la même manière, nous « gravons » dans notre mémoire des instants magiques, des paysages magnifiques, des paroles sublimes ou au contraire terribles, et que nous n’oublierons pas. Que ce soit sur du bois ou dans notre mémoire, ce que nous gravons est ce que nous choisissons de garder, de regarder. Comme un artiste qui regarde le monde et choisit de montrer ce qu’il voit, Moo Chew Wong regarde par la fenêtre de son appartement, rue des Abbesses, à Paris. Il voit passer les hommes, les femmes, les enfants du quartier. Et un peu comme un photographe, le graveur saisit l’image qui passe, prend le temps de créer de nouvelles images par la gravure. Il nous les montre à travers son regard, qui s’est construit dans une autre culture, avec d’autres références et d’autres codes, puisque Moo Chew Wong vient de Malaisie. Il regarde les gens d’ici avec son regard d’ailleurs. A notre tour, regardons ses images avec nos regards et nos cultures. |
| V. Poursuivre la thématique : Rêver et partir… | |
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Avec nos cultures, nos langues et nos sensibilités différentes, nous nous sommes retrouvés dans la même salle, dans le même musée pour voir les mêmes spectacles, regarder les mêmes œuvres. Mais avons-nous vu, entendu et compris la même chose ? C’est le mystère de l’art : ce qui se passe ici nous emmène ailleurs, les œuvres viennent d’ailleurs mais nous parlent d’ici. Chacun peut voir, entendre et comprendre différemment. Il y a autant d’interprétations que de spectateurs. Avons-nous franchi au même moment la frontière entre rêve et réalité dans « Stand alone zone » ? Notre Mali est-il le même que celui de Amadou et Mariam ? Avons-nous ressenti les mêmes émotions face aux gravures de Moo Chew Wong ? Dans tous les cas, nous avons partagé l’expérience de ce parcours qui nous a fait rêver et nous a donné envie de partir vers de nouveaux horizons artistiques. |







